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    [BG] Vaaren de Qudra

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    Romulus

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    Date d'inscription : 06/08/2017
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    [BG] Vaaren de Qudra

    Message par Romulus le Sam 2 Sep - 12:29

    Nom PJ : Vaaren de Qudra
    Nom de compte : Romulus
    Âge : 20
    Race : Humain
    Classe : Sha'ïr
    Divinité : Temple des Dix Mille Dieux


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    Un jeune homme fraîchement entré dans l'âge adulte, il possède une charpente solide à en juger par sa musculature développée. Mais, il n'a clairement pas l'attitude du combattant, son regard doré pétille d'une intelligence certaine et il dégage une impression d'assurance permanente. Sa peau mate, hâlée par le soleil du sud et balayée par les vents marins vous laisse à penser qu'en dépit de son côté typique de la Côte des Épées, la morphologie de son visage a subi les affres des générations dans un autre pays.  De plus, à moins qu'il ne soit masqué, vous ne pourrez pas passer à côté de ce minois divinement beau et de cette voix enchanteresse de laquelle il parle avec une finesse exquise.
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    Romulus

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    Re: [BG] Vaaren de Qudra

    Message par Romulus le Mer 13 Sep - 17:37

    J’ai décidé de commencer à écrire mon histoire, je n’en avais pas l’intention, mais vu à la vitesse à laquelle mon destin ne cesse de se mouvoir, voire de s’obscurcir… Je me dis qu’il est temps de laisser une petite trace de moi avant que tout ne se termine. Je ne suis pas naïf, cette trace laissée sur parchemin ne sera jamais une grande histoire que les générations suivantes trouveront dans leurs bibliothèques, mais qu’importe.

    Je me nomme Vaaren de Qudra, je suis issu d’un groupe d’esclaves importé en Zakhara depuis au moins cinq générations, mes origines remontent à la Côte des Épées, pourtant je n’y ai jamais mis les pieds. Comment je le sais, vous demandez-vous ; Une question légitime à laquelle la réponse est très simple, le patois que nous parlons entre nous s’avère être une variante très proche de l’Illusk, ce qui me laisse à penser que mes origines se trouvent sur la partie ouest de Faêrun. Ça et mes traits qui rappellent les gens de ces régions, abstractions faites de mon teint mâte et de mes yeux dorés, ce dernier détail échappant à toute explication rationnelle.

    Je ne me souviens pas vraiment des six premières années de ma vie, étant venu au monde dans la maison d’un marchand d’esclaves, j’imagine que mon esprit a préféré m’empêcher de me souvenir des détails désagréables. Ni père, ni mère, seulement un maître qui m’a vendu à l’âge de huit ans lors d’un marché à ciel ouvert, à quelques lieues de Qudra. Il ne m’a pas gardé pour son usage personnel à cause de mon apparence plutôt chétive à l’époque et peut-être mes yeux (les gens sont superstitieux par chez moi) … Allez savoir.
    Quoi qu’il en soit, j’étais à la base un lot de bien basse qualité, vendu au rabais et même avec un bas prix, les probabilités que je sois vendu étaient infimes. Et pourtant, l’impensable, l’improbable que dis-je : l’impossible ! se produisit, un homme mystérieux, encapuchonné, portant une tenue de noble avec de nombreux bijoux et bracelets interpella le marchand pour lui demander quel était mon prix. Son intervention n’était guère protocolaire, il ne respectait pas les conventions classiques d’une telle vente et pourtant personne n’ose lui faire la moindre remarque. Tout comme personne n’osa enchérir sur le prix qu’accepta cet homme quand le marchand lui fit une proposition. Je ne savais pas encore qui était cet homme, mais il inspirait de nombreuses émotions dans l’auditoire, un mélange de peur, de respect et d’admiration, j’étais très jeune pourtant je lisais parfaitement ce que ressentaient les gens, une capacité nécessaire pour survivre lorsque l’on est esclave, connaître les caprices de ses maîtres permet d’éviter les coups de fouets.

    J’étais inquiet, l’homme s’approcha de moi et s’exprima dans sa langue d’une voix calme, emprunte d’une certitude à toute épreuve :

    « Je me nomme Maâhid, Ibn Rushd, je suis ton nouveau maître. As-tu un nom, jeune homme ? »
    « Non. » Répondais-je en regardant par terre. A ma réponse, il m’attrapa délicatement par le menton pour redresser ma tête et ainsi me fixer. Après quelques secondes qui me parurent une éternité il enchaîna tout simple.
    « Très bien, suis-moi, je t’amène dans ta nouvelle demeure, Vaaren. »

    Il n’était pas directif dans son ton et pourtant je n’avais qu’une envie : le suivre.

    Nous arrivâmes à Quadra alors que le soleil déclinait vers l'ouest et ses grandes étendues bleues et nous dirigèrent vers le front de mer où se trouvait sa Tour, c'était un bâtiment sublime fait de pierres blanches chatoyantes à l'apparence sableuse. Plutôt imposante, mais guère haute pour ne pas dépasser les édifices religieux de la cité, elle possédait trois étages et plusieurs sous-sols. Il me montra le rez-de-chaussée, qui était une sublime pièce à vivre, possédant de nombreuses peintures, tapisseries et tapis de maître, sans parler des meubles dont le raffinement m'était totalement inconnu. Je croyais mon précédent maître riche, je découvrais le réel sens de ce terme au cours de cette visite. L'étage supérieur était mon domaine, une partie était un atelier pour bricoler, coudre, cuisiner et faire bien d'autres choses utiles à la vie de la maison. Une autre partie fermée, plus petite était ma chambre, un véritable palais à mes yeux, j'avais en pièce à vivre une superficie qui dépassait largement ce à quoi n'importe quel homme du bas peuple pouvait aspirer. Les étages supérieurs étaient les appartements du maître et la bibliothèque, ces pièces en hauteur étaient ses domaines, car plus éclairées en raison d'une meilleure exposition à la lumière, de part la hauteur dépassant les bâtiments voisins.

    Les sous-sols étaient des garde-manger et des laboratoires pour ses expériences et travaux magiques, je n’y ai eu accès (pour ces derniers) qu’après plusieurs mois, je devais d’abord recevoir une éducation et surtout, gagner sa confiance pour me laisser approcher de choses importantes. Je ne sais pas quoi rajouter concernant les lieux, je pourrais passer des heures à les décrire en détail, mais j’y reviendrai plus tard. Ce qui est important à retenir concernant mon nouveau foyer, c’est que malgré mon statut d’esclave, j’avais une vie de rêve. Il m’expliqua qui il était, un riche marchand de la région, mais surtout CE qu’il était, un Sha’ïr. Un mot dont je ne saisissais pas la signification, mais ma curiosité ne resta guère longtemps insatisfaite, cela aussi, j’y reviendrai prochainement.

    Je vous raconterai comment était ma vie chez le maître et toutes les merveilles que j’ai pu découvrir et apprendre au cours de mes prochains récits, j’aurais bien des occasions de faire référence à des épisodes de ma « jeunesse » en corrélation avec mes aventures actuelles.

    C’est pourquoi je vais faire une « petite » ellipse de douze ans pour revenir à un mois en arrière, avant que je n’écrive ces lignes. Ces dernières étant en train d’être rédigées à proximité de Port-Avizio, nouvelle colonie Amniene dans les Îles Nélanthères. Sans être de véritables surdoués en géographie, vous vous doutez bien que ce n’est pas la porte à côté de Zakhara.

    Cette histoire est aussi sordide que fâcheuse, j’étais en train de faire mes corvées quotidiennes alors que le maître était absent pour quelques jours. Ce n’était pas la première fois, tout s’était toujours parfaitement bien passé, sauf cette fois, vous l’aurez compris. J’étais descendu dans les sous-sols pour ranger le laboratoire du maître, comme il me l’avait demandé. Je savais à quoi il fallait que je fasse attention, ce que je ne devais absolument pas toucher et je respectais scrupuleusement ces règles, car bien souvent le maître m’expliquait les raisons de ces règles et surtout, parce que le maître était bon, je n’avais jamais eu de raison de désobéir à ses indications (ça n’aurait été que rébellion sans fondement).

    Je ne le savais pas encore, mais ce rangement me ferait faire une rencontre qui allait changer ma vie de façon irréversible. Une rencontre qui se produisit alors que je déplaçais une curieuse jarre ornementée, étrangement le maître ne m’avait pas parlé de cet objet, il était sans le moindre doute nouveau, car je ne l’avais jamais vu avant. Il n’était pas rare qu’il fasse l’acquisition de nouvelles pièces magiques et/ou de collection. Il m’était apparu logique de la déplacer jusqu’à une étagère, la laisser sur le plan de travail n’aurait pas été en adéquation avec les notions de rangement qui m’avaient été inculquées. Je n’avais jamais fait montre d’une grande adresse, j’avais donc pour habitude d’être prudent et appliqué dans mon travail, mais cette fois là, ça ne me sauva pas de l’inévitable.

    La jarre était lourde, remplie de ce que je pensais être de l'eau, je n'étais pas totalement dans l'erreur pour tout vous avouer. L'effort était important, j'aurais pu faire une pause, mais je voulais terminer ce que j'avais à faire pour pouvoir sortir et profiter de la fête qui agitait la ville depuis plusieurs jours. Quand je vous disais que j'étais un esclave privilégié, je ne vous mentais pas ! Revenons à nos moutons, à notre jarre plutôt, ma précipitation me fit oublier que les planches au sol n'étaient pas toujours parfaitement alignées et mon pied se prit dans une de ces vile gredines de bois. Tout se passa très vite dans ma tête. La jarre m'échappa alors que je chutais et tête heurta le sol alors que mes bras étaient plus occupés à vouloir vainement retenir mon colis que de protéger mon corps de la chute (quel dévouement, vous en conviendrez). J'ouvrais les yeux, quelques secondes étaient passées pour que je reprenne mes esprits, ou quelques minutes ? Une forte chaleur me chauffa les genoux, chaleur qui devint rapidement douleur alors que je grimaçais, pas tant pour ma petite personne, mais pour le triste spectacle qui se jouait sous mes yeux. Des morceaux d'argile partout, de l'eau s'écoulait sur les planches. Immédiatement, une chose me sauta aux yeux, cette eau ne coulait pas dans les interstices des planches et bien vite les événements confirmèrent mon sentiment que quelque chose ne tournait pas rond…

      La date/heure actuelle est Ven 24 Nov - 17:52